Introduction
La réforme du DPE entrée en vigueur le 1er janvier 2026 révolutionne l'évaluation énergétique des logements en France. En abaissant le coefficient de conversion de l'électricité de 2,3 à 1,9, elle permet à 850 000 passoires thermiques (classes F ou G) de remonter en E ou mieux, sans aucun travaux. Pour les ménages à petit budget, cela change la donne sur les prix immobiliers et les locations.
Qu'est-ce que le DPE et quels changements au 1er janvier 2026?
Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) note un logement de A à G selon sa consommation énergétique théorique, incluant isolation, chauffage, fenêtres et équipements. Il influence directement la valeur d'un bien: un logement G peut perdre 10 à 20% de sa valeur à la vente ou être interdit à la location.
La réforme 2026 modifie le calcul pour l'électricité, énergie décarbonée en France. Le coefficient passe de 2,3 à 1,9, réduisant la consommation "vue" en énergie primaire. Résultat: 7 millions de logements améliorent leur note, surtout les tout électriques (radiateurs, pompes à chaleur). 850 000 sortent du statut passoire, évitant les interdictions de location progressive (G interdits dès 2025, F en 2028). Une mise à jour gratuite est proposée par l'ADEME, sans refaire le DPE.
Les logements bien isolés (murs, combles, fenêtres performantes) gagnent le plus: jusqu'à 2 classes de mieux. Inversement, les biens au gaz ou fioul restent pénalisés, perdant en attractivité.
Impacts sur les prix immobiliers: gagnants et perdants
Cette réforme dope la valeur des logements électriques performants. Les classes A à D pourraient voir leurs prix grimper de 3 à 7% en moyenne, car ils deviennent plus rares et demandés. Les passoires requalifiées gagnent 5 à 10% de valeur, stabilisant le marché. Mais les logements fossiles risquent une décote de 5 à 15%, car moins compétitifs.
Pour les locations, un tiers du parc étudiant échappe aux contraintes. Les copropriétés de 50 lots max doivent fournir un DPE dès 2026. Globalement, les prix immobiliers pourraient augmenter de 2 à 5% dans les métropoles, où l'offre électrique domine.
Exemple concret
Marie, 32 ans, assistante administrative à Lyon, gagne 1 850 € net/mois. Elle loue un T2 de 45 m² chauffé à l'électricité, classé G (passoire, loyer 750 €/mois). Avec la réforme 2026, il passe en E sans travaux: le proprio évite l'interdiction de location et peut répercuter +50 €/mois (hausse légale de 6,7% max en 2026). Pour Marie, budget serré (400 € loyer max), elle cherche un alternatif en D: sur Leboncoin, prix moyen passe de 1 200 €/m² à 1 260 €/m² (+5%), soit +2 700 € pour son achat rêvé à 120 000 €. Conseil: simuler son DPE gratuit sur le site ADEME pour anticiper.
Ce qu'il faut retenir
1. Vérifiez gratuitement votre DPE mis à jour sur le simulateur ADEME pour connaître votre nouvelle classe dès janvier 2026.
2. Si propriétaire à petit budget, priorisez isolation simple (combles, fenêtres) avec MaPrimeRénov' jusqu'à 15 000 € d'aides pour booster la valeur sans gros travaux.
3. Acheteurs: ciblez logements électriques isolés, mais négociez car les prix risquent +3 à 7% sur les biens performants.