Introduction et contexte économique français
En France, la taxe foncière, impôt local payé par les propriétaires, s’appuie sur la valeur locative cadastrale (VLC) – un loyer théorique établi à partir du marché locatif de 1970. La dernière révision générale remonte à cette date, la prochaine est prévue à partir de 2028.
Sur la période 2014–2024, la taxe foncière a augmenté de +37,3 %, contre seulement +8,7 % pour les loyers; les valeurs locatives ont elles-mêmes été revalorisées de +23,5 %.
Ces chiffres montrent que la pression fiscale sur les propriétaires pèse de plus en plus lourd dans un contexte économique marqué par des restrictions budgétaires des collectivités.
Mécanismes de hausse en 2026
Trois leviers expliquent l’augmentation de la taxe foncière en 2026:
Comparaison avec les années précédentes
- En 2022, la revalorisation des valeurs locatives a été de +3,4 %
- En 2023, elle a explosé à +7,1 %
- En 2024, elle a été de +3,9 %
- En 2025, l’augmentation projetée est de +1,7 %, plus mesurée.
Exemple concret: Stéphanie, institutrice à Lille
Stéphanie, 32 ans, institutrice à Lille, est propriétaire d’un appartement de 75 m², payant actuellement 1 200 € de taxe foncière par an (dont 100 € de TEOM).
- Hausse technique de base: +63 €
- Revalorisation IPCH +0,8 % → +9,6 €
- Taux locaux maintenus (hypothèse)
Nouvelle taxe foncière approximative: 1 200 € + 63 € + 9,6 € = 1 272,6 €
Soit une hausse totale d’environ +6 %.
Ce qu’il faut retenir
Bonne anticipation!